FRANTA

Le père de Frantisek Mertl quitte le pays pour aller combattre les troupes hitlériennes, d'abord en France puis dans l'armée anglaise. Sa mère reste avec ses deux fils, elle est arrêtée par la Gestapo. Frantisek Mertl suit des études aux Beaux Arts à Brno, à Prague et à l'Accademia delle Belle Arti à Pérouse en Italie.

Il rencontre Jacqueline, sa future femme. En 1958, il quitte son pays pour vivre et travailler en France.
Commence à montrer sa peinture, rencontre Chagall et Picasso, avec l'exposition "Peintures-Lumières" à Vallauris en 1963.

Il parcourt l'Europe, puis séjourne en Inde, Japon, Mexique, États-Unis et effectue de nombreux voyages en Afrique. Franta découvre un réservoir d'humanité, un autre espace, autre rythme de vie, une force débordante, émanant de la nature et des hommes. Le Mali, Pays Dogon, le Kenya, le Burkina Faso, le Niger, le Sénégal et la Gambie (Monographie « FRANTA » Édition Somogy Paris). L'humanité est au centre de l'œuvre de Franta et de son geste créateur. Il a puisé dans ces "multiples Afriques" la joie des corps, la célébration de la vie, la confirmation de son élan existentiel et sa propre énergie explosive. Curieux et prêt à partager, il revendique sa liberté en refusant de s'inscrire dans les modes.

Ses rencontres avec Graham Greene (Monographie « FRANTA » édition Gallery, Prague 2007) puis Milan Kundera (Monographie “Franta” Édition SOMOGY, Paris 2006) renforcent son parcours exigeant dans un contexte peu favorable à la peinture figurative. Puis plusieurs séjours et expositions aux États-Unis ouvrent un nouveau regard sur le monde d'aujourd'hui. Son travail est soutenu par Thomas Messer, alors directeur du Musée Guggenheim, William Rubin , directeur du MOMA, Charlotta Kotik du Musée de Brooklyn et la critique Dore Ashton. Il rencontre des artistes new-yorkais, Leon Golub, Louise Bourgeois, Roy Liechtenstein, Robert Rauschenberg...

Part au Mexique pour voir de près le travail et les fresques de ses artistes préférés : Orozco, Siqueiros, Rivera…

Franta a fait l'objet de recherche à l'Université Paris-Sorbonne sous la direction de Claude Frontisi dans le cadre notamment d'un mémoire de maitrise et d'une thèse de doctorat.

En 1975 a lieu le premier retour dans son pays d'origine. Jiri Kotalik, alors directeur de la Galerie nationale à Prague lui propose une exposition. Il s'ensuit toute une série de présentations de son travail en République Tchèque.

En 2014, sa ville natale de Třebíč, inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, accueille sa donation, permettant la construction d'un Centre d'art entièrement consacré à son œuvre.